« L’echec est un bleu, pas un tatouage. »

On dit merci qui pour cette jolie petite citation ? Merci Pintereeest ! Bien qu’elle n’est au final strictement rien à voir avec le billet du jour (mais bon, y’a quand même le mot « tatouage » dessus donc ça compte un peu quand même ? Non ?) j’ai trouvé ces sept mots tellement pleins de sens que je me suis dit que ça ne pouvait pas faire de mal de la relayer ici.

Aujourd’hui accroche-toi bien, car il est l’heure de causer tatouage !

Pour une fois je vais m’efforcer de faire un billet un tant soit peu structuré histoire que si le sujet t’intéresse, tu peux retrouver les différentes infos utiles sans qu’elles soient noyées au milieu d’un flot de papotage (je garde ça pour mes billets looks hé hé)

[EDIT APRÈS RELECTURE] : Finalement j’ai pas pu résister à l’envie de raconter ma vie, sincèrement navrée.

LET’S GO KYGO !

Pourquoi je me suis fait tatouer…un sapin ?

En fin de compte c’est la question qui est revenue le plus, celle qui a suscitée le plus d’interrogation. À vrai dire je vais répondre en toute honnêteté. Si l’envie de se faire tatouer remonte à la Seconde au lycée, donc donc…il y a 5 ans (attends..déjà ?), le choix du motif a pris un virage à 90 degrés en l’espace d’un mois seulement. :3

Donc tout a commencé vers le début de mon entrée au lycée, alors que je naviguais joyeusement sur la Pine (déjà à l’époque ce réseau avait la côte !) , je tombe sur cette photo :

Et là je sais pas, énorme coup de cœur, révélation, coup de foudre. Que ce soit la localisation, le motif discret et mignon (oui, les motifs mygales ultra réalistes sur l’épaule ou encore la grosse manchette tribale sur l’avant-bras très peu pour moi) (je caricature hein, certains sont impressionnants et magnifiques) TOUT me plaisait, absolument tout.

J’ai donc rangé cette idée dans le coin de ma tête, parce-que pour moi hors de question de me faire tatouer « si jeune« . C’est là qu’on se rend compte qu’en 2018 je passe pour la vieux-jeu de service tellement le nombre d’ados qui sont tatoués a explosé ces 2 dernières années (y’a qu’à voir dans la rue, et en Angleterre c’est pire) alors qu’il y a 5 ans les lycéens qui arboraient un tatouage n’étaient vraiment pas monnaie courante. De mon point de vue je ne suis pas vraiment pour l’idée de se faire tatouer quand t’es mineur(e), mais chaque histoire est différente, et tout le monde fait bien ce qu’il veut.

BREF. Je m’étais donc mis l’idée d’attendre AU MOINS jusqu’à mes vingt ans. Pour voir si en cinq ans j’allais pas réaliser qu’en fait c’était une idée stupide, que j’étais tout simplement influencée par l’effet « mode » autour du tatouage, ou que le motif n’avait finalement plus grand intérêt à mes yeux.

Le temps a tranquillement fait son bout de chemin. Cinq ans plus tard, me voilà en Erasmus Angleterre, et l’idée de me faire tatouer est toujours présente. À tel point que je finis par en parler au chéri, et qu’il me propose même de me l’offrir comme cadeau de Noël. Wouah ! Tout est devenu si concret. Et en même temps ça m’a plongé dans un sentiment d’excitation et d’euphorie. Je vais sauter le pas, mes parents vont me tuer mais je m’en fous…je veux me faire tatouer ! 

C’est donc en Novembre dernier que je me suis réellement penchée sur le sujet, et très vite quelque chose m’a sauté aux yeux, comme une évidence. Avais-je vraiment envie d’avoir une encre tatouée sur le talon pour le restant de ma vie ? D’avoir le même tatouage qu’une dizaine d’autres filles vu sur un réseau social ? Aussi étonnant que cela puisse paraître…ben non ha ha. Ok, cette petite encre est adorable, mais finalement elle me correspond pas.

Je voulais quelque chose qui me plaise à 100%, qui surgisse de mon esprit plutôt que sur un fil d’images, et qui ait un minimum de sens à mes yeux. Je ne le cache pas, je voulais quelque chose d’avant tout esthétique. Je n’ai à ce jour pas vécu de moment spectaculaire, traumatisant, qui a changé ma vie à jamais et qui m’a donné ce déclic du : « tiens, il faut que je garde une trace de cet événement sur ma peau ». Alors j’ai réfléchi, et très vite l’idée s’est imposée d’elle-même. C’est peut être ridicule à dire, mais j’ai toujours été fascinée par les arbres. Je les trouve tous beaux à leur manière, quand j’en vois un que je trouve particulier je pourrais le détailler du tronc jusqu’au sommet, en passant par toutes les petites branches. Quand je relis ces trois dernières lignes j’ai l’impression de lire une folle, mais tant pis.

En ce qui concerne « quel arbre? » là n’a vraiment pas été difficile. Le sapin est mon préféré, avec son tronc fin et toutes ses petites épines, je l’imaginais sans mal se nicher au creux de ma cheville ! D’ailleurs pour la petite anecdote, on a planté un bébé sapin dans mon jardin l’année dernière, et à la soirée d’anniversaire d’un ami fin décembre, je me suis ramenée avec la fameuse coiffure sapin qu’on ne présente plus ha ha, et ça avait amusé tout le monde. J’avais donc en plus une jolie association de souvenirs positifs.

Le choix du tatoueur

Maintenant que j’avais une idée bien précise de ce que je voulais (un sapin de 8cm juste au dessus du talon, fin et détaillé) venait la délicate interrogation. A qui vais-je confier une petite partie de mon corps ? Une chose était sûre, je voulais attendre mon retour en France ! Hors de question de me pointer chez un tatoueur anglais (en plus, ils ont tous un style très « grunge » à Preston), t’imagines si on se comprend mal ?  Ha ha. J’ai donc demandé conseil autour de moi, et finalement c’est la recommandation de la copine du meilleur ami du chéri qui a remporté la palme !

J’ai donc fait confiance à Caroline Escafit, artiste tatoueuse et illustratrice à Montpellier pour qu’elle fasse naître ce petit sapin… et j’ai vraiment fait le bon choix ! Dès que j’ai commencé à scroller son compte instagram où elle publie les résultats de ses œuvres, j’ai su que c’était avec elle que j’avais envie de sauter le pas. Son style correspondait en tout point avec ce que je voulais : des motifs dessinés par ses soins et uniques à chaque client(e), fins et minutieux, du dotwork…bref je n’ai pas attendu longtemps avant de la contacter !

Photo prise par Caroline dispo sur son compte insta caroline.escafit, juste après sa réalisation  ❣

Est-ce-que j’ai douillé ?

C’est une question toute à fait légitime qu’on peut se poser lorsqu’on pense à se faire tatouer. Alors bien sûr j’innove rien quand je dis que la douleur diffère selon les endroits où les aiguilles te piquent et que la douleur est différente pour chacun. En ce qui me concerne, Caroline m’avait prévu dès le départ que la zone choisie n’était pas des plus agréable (de quoi faire monter mon stress :p). Et pourtant, je n’exagère pas quand je dis que j’ai quasiment rien senti niveau douleur. Je veux dire par là, tu SENS qu’il se passe quelque chose de pas super kiffant, mais ça va pas plus loin. Une sorte de grésillement sur la peau en continu qui picote. Après je dis ça, mais faut aussi voir la taille de la sapinette, je pense que s’il faisait toute la jambe j’aurais moins fait la maligne ha ha !

Soins et évolution du tatouage

Une bonne demie heure sur la table de tatouage, et voilà, tatouée j’étais ! Il était alors temps de bien écouter les conseils de Caroline, car les soins post tatouage c’est juste hyper important, la qualité du résultat final (après cicatrisation) en dépend.

Et oui, un tatouage ce n’est ni plus ni moins qu’une blessure de la peau, la plus esthétique qu’il puisse exister j’en conviens :p La peau va donc entrer dans un processus de cicatrisation plus au moins long selon la personne et la taille du tatouage. C’est vraiment variable en fin de compte, car si la tatoueuse avait estimé que le mien aurait cicatrisé en deux semaines vu sa petite taille, il m’aura fallu un bon mois pour qu’il soit totalement nickel.

Me concernant, mon tatouage aura dû passer par 4 phases plus ou moins reloues pour accéder au résultat final tout net et tout propret :

1. La phase « tattoo à vif », la plus agréable

Celle qui aura duré le plus longtemps ! À tel point que je me demandais si j’allais cicatriser un jour ha ha… Pendant une semaine et demie, le tattoo est resté identique à la sortie du salon de tatouage (après avoir laissé posé deux heures comme conseillé le morceau de papier cellophane dessus) : les contours légèrement rougis, le tattoo noir vif et brillant.

Les instructions : hydrater le tattoo à raison de 3 fois/jour minimum avec le baume cicatrisant Cicaplast de La Roche Poseyy (dispo en pharma et parapharmacie) + le nettoyer sous la douche avec un savon PH neutre type savon intime (le Saforelle a très bien fait l’affaire) jusqu’à la cicatrisation complète.

2. La phase « gratouille », la plus délicate

Parce qu’il fallait quand même bien que ma peau se décide à se reconstruire ! C’est pendant cette phase de 4-5 jours que j’ai expérimenté l’agréable sensation de démangeaison, mais qui restait quand même relativement supportable. Le plus important à garder en tête était de ne SURTOUT pas gratter le tatouage. N’ayant pas envie de perdre quelques épines de sapin au passage, je me suis tenue à carreaux tout en poursuivant soigneusement les soins énoncés plus haut.

3. La phase « pelade », la plus glamour

Fini les démangeaisons, place maintenant au tattoo qui pèle, et qui assure un rendu…absolument dégueulasse. C’est évidemment durant cette période que la belle famille demande à voir ton petit sapin qui a sacrément perdu de son sex appeal. Joie et fierté.

You sexy thing (en précisant que ça s’est étendu de partout 3 jours après, un vrai régal pour les yeux)

4. La phase « well done », la cicatrisation complète ! 

Un mois après avoir poussé les portes de l’Aiguillerie et de retour en Angleterre, je peux enfin admirer le résultat final. Je précise qu’il restait encore quelques petits fragments de peau encore accrochés, mais qu’après avoir remplacé la cicaplast par de l’homéoplasmine -pouf !- le lendemain plus rien. Le tattoo était nickel chrome. Reste à savoir si j’avais utilisé l’homéo plus tôt, aurais-je cicatrisé plus vite ? Mystère total. Je continue malgré tout à le laver avec du savon PH neutre et à l’hydrater une fois par jour, tous les soirs.

Résultat final, entièrement mat

Est-ce-que je regrette ?

Point du tout ! C’est vrai que j’ai eu peur des fois pendant la cica (perte d’intensité, peau qui pèle) que le tattoo soit beaucoup moins joli, mais tout ça n’était que temporaire heureusement. J’adore en prendre soin et regarder ses détails, je suis vraiment contente d’avoir sauté le pas et d’avoir ma sapinette au dessus du talon. Je ne suis pas contre m’en faire un deuxième hé hé, mais encore une fois je me laisserai un bon temps de réflexion (même si j’ai déjà l’idée de sa localisation future…)  😉

Et le prix dans tout ça ?

Le prix de départ pour les petits tatouage sont fixés à 90€ dans le salon où je me suis rendue. N’y connaissant rien au départ j’ai tout d’abord été un peu surprise, mais en fin de compte le travail de création, le cadre d’hygiène irréprochable et la qualité du tracé les méritent amplement.

Pied posé sur la table de jardin oklm

L’astuce qui tue 

J’ai failli oublier ! J’ai découvert un peu par hasard une super astuce pour raviver l’éclat du tatouage. Il suffit d’y déposer une très fine couche de baume à lèvres pour le faire briller et rendre l’encre plus intense. Le rendu est différent qu’en appliquant une simple crème hydratante. Je trouve le résultat bluffant à chaque fois.

Tu sais désormais tout sur mon tatouage, j’espère que cet article t’a plu.

Comme d’habitude n’hésite pas à venir papoter dans les commentaires 🙂

Amour et beurre de cacahuète,

10 thoughts on “Premier tatouage : choix du motif, tatoueur, douleur, regret ? Je te dit tout !”

  1. Coucou Elodie, tu vas bien?
    Un article bien complet , comme tu voulais le faire, c’est réussi.
    Le choix de ton dessin est original et j’aime beaucoup ou tu as décidé de le placer.
    Merci du partage de ton expérience !
    Bisous et bon lundi à toi

  2. Coucou,

    Très joli ce tatouage ! J’ai fais mon 4e et 5e le 24 décembre, ta description des phases de cicatrisation m’a fait sourire, c’est exactement ça ! Au départ on se demande si ça va cicatriser un jour ! Personnellement c’st revenu une véritable addiction, mais j’essaye de les espacer dans le temps. En principe je passe sous l’aiguille tous les 3 ans. J’ai déjà hâte d’être au prochain !

    Des bisous

    Morgane
    http://www.fille-a-paillette.fr

  3. Hello! J’ai beaucoup aimé ton tatouage, j’adore lire ce genre d’article. Ton tatouage est vraiment joli, j’adore l’effet points. Je te trouve très sage d’avoir attendu 5 ans pour être bien sûre, c’est vrai que maintenant les jeunes se font tatouer de plus en plus jeunes (la dernière fois j’ai vu une fille 15 ans, je ne savais même pas que c’était possible haha)! Je pense aussi attendre mes 20 ans pour sauter le pas parce-que après tout c’est pour la vie. En tout cas j’aime beaucoup le tiens et c’était très cool de te lire.
    Des bisous x

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