Ça devait être autour de mes 8-9 ans. Je me souviens de sa couleur, du packaging du flacon, de la marque. Le premier vernis que j’avais appliqué sur mes petits ongles encore tous irréguliers était un Mavala bleu électrique chopé malicieusement dans la trousse de toilette de ma maman.

Et j’peux te dire que c’était pas du flan.

Le flacon était à moitié plein mais devait dater d’une bonne dizaine d’années (au moins !). S’ajoute à cela le bouchon spécifique de la marque spécialement conçu pour laminer des petites phalanges d’enfant, je n’ose même pas te révéler le temps approximatif qu’il aura fallu pour que je parvienne à dévisser l’objet convoité.  Et puis bon, on passera sur la texture toute pâteuse du vernis qui a fait son temps couplée à ma haute expertise d’application (et oh j’étais jeune hein).

Toujours est-il que ce jour marqua le début de mon expérience verniesque. Et de mon affection envers ces flacons colorés que je matais chaque semaine en allant faire les courses dans le rayon beauté de Carrouf. Même que rarement parfois,  j’avais le droit d’en mettre un dans le caddie, et alors là c’était la fiesta.

Or, ce n’est véritablement qu’au collège que j’ai commencé à craquer mon slip.

Aaaah le collège. Période d’apogée du nail art et de la french manucure. Je découvrais alors Pshiiit, Tartofraises, et pleins d’autres blogs tous chouettes tournés autour de ces miniatures d’œuvres d’art au bout des doigts. Ainsi, je me suis à empiler les bouteilles de vernis, les pinceaux bizarroïdes, les plaques de stamping…

J’avais pris goût au nail art autant que l’on peut prendre goût au mojito framboise (à condition qu’il ne soit pas composé à 70% de glace pilée bien entendu maaaais je m’égare). D’une petite dizaine j’étais passée à une collection beaucoup plus « massive ». J’aurai pu bâtir un château dans le coin de mon bureau. Et passer facile 1 heure et demie à me faire une manucure élaborée.

Oui-oui, ceux sont bien des bonnets de Père Noël, en bas tout à gauche

Et puis les fameuses années lycées arrivèrent, et là BAAM. Plus de nail art, enfin quasiment plus. Parce que je préférais consacrer mon temps libre à d’autres choses mais aussi parce qu’à force j’ai fini par me lasser sec et qu’à force de sniffer de l’acétone ça tournait plus rond là-dedans.

C’est là que tu vas penser que dégoûtée de tout, désabusée par la vie, j’ai refourgué toute ma collection au placard et n’y ai plus jamais jeté un coup œil. QUE NENNI. Me vernir les ongles reste toujours une source de plaisir non-feinte, et c’est toujours avec joie que je contemple un présentoir de vernies Essie ou O.P.I (ou L’Oréal, ou Maybeline ou…bref).

Mat, irisé, nacré, pailleté, canard laqué, je mets de tout, pourvu que le rendu soit uni. Certaines diront que je me suis assagie de la cuticule. Toujours est-il que je n’ai pas encore abordé le fond du problème, aka la médiocrité naturelle de mes ongles à « retenir » le vernis.

Ouais, la tenue quoi.

Car j’ai beau :

1) Polir la surface de mes ongles

2) Repousser mes cuticules (et pas que les miennes mais chuut)

3) Appliquer soigneusement une base protectrice (et dieu sait que c’est soûlant)

4) Appliquer une première couche. Fine. Temps d’attente (salsa des paluches). Puis une deuxième. Plus épaisse.

5) Finir avec le top coat sacré.

…Rien, absolument rien de ce petit rituel n’assure une tenue correcte au-delà de deux jours (allez trois à tout casser) dans la plupart des cas. J’ai bien dit la plupart. Sinon, à quoi servirait cet article hein, je te l’demande ?

Oui, même avec des ongles maudits comme les miens, il arrive de tomber sur des perles . Et alors là…tranquille pendant une semaine. Magique. Mais rare. Si rare qu’ils se comptent sur les doigts d’une main (tout pile !), et dont je me fais un plaisir à te présenter.

Note à moi-même pour les prochains articles : arrêter de faire des intros de six pieds de long sur du racontage de life pour passer direct au vif du sujet.

5.      N°113 Barely Sheer , Tenue & Strong Pro (Maybeline)

Certainement mon vernis nude favori…Un beau rose pâle qui fait de jolies mains ET qui tient sur la durée, comme beaucoup de vernis de cette gamme d’ailleurs. Les « tenue & strong pro » sont pour moi une valeur sûre, cette gamme ne m’a jamais déçue (tant sur le prix abordable que sur la qualité). Autre point fort : pas besoin de secouer ses mains de long en large comme une malade bien longtemps, il sèche très rapidos !

4.     N°552 Rubis Folies, Vernis à l’Huile Color Riche (L’Oréal)

coucou les cuticules vernies !

Vus et revus sur la blogosphère, les vernis à l’huile de chez L’Oréal ont fait grand bruit à leur sortie. Et bien évidemment je fais partie des conquises, ce rouge passion au rendu ultra brillant a une tenue de malade. Sa texture fluide « glisse » parfaitement sur l’ongle, on a vite fait de venir à bout des dix doigts. Seul petit hic : sa fâcheuse tendance à faire des bubulles disgracieuses quand on le pose par temps chaud.

3.      N°825 Sky High, 60 seconds (Rimmel)

Mon préféré de l’été ! Il se marie super bien avec les tenues estivales (en même temps, ma garde-robe est composée à 60% de bleu…hum). Rien à redire, celui-là aussi reste fermement scotché à mes ongles durant plusieurs jours, et la couleur ne ternit pas.

2.      N°NLE72 Eurso Euro (OPI)

oui c’est vrai, il porte un nom plutôt chelou

Ou plus communément « vernis de soirée »,  c’est LE flacon que je dégaine en premier quand j’ai envie de me la jouer chicos. Ce bleu nuit habille vraiment bien les mains et donne tout de suite un air sophistiqué (à condition de ne pas l’appliquer à la va-vite 5 min avant de partir en soirée, carte blanche pour mes clés qui ne manqueront pas d’y laisser allègrement leur empreinte. Gros fail.)

1.      N°12 Bordeaux (Essie)

Je t’ai gardé le meilleur pour la fin. Mon chouchou de tous les chouchous, j’ai nommé le N°12 Bordeaux de chez Essie. Alors d’accord, le bordeaux c’est clairement une couleur d’automne/hiver, mais ça me passe ras-la-capeline. Ce vernis je le porte toute l’année, au moins une fois dans le mois, tellement je l’aime d’amour. Je l’avais eu en cadeau pour mes 18 ans, et depuis il vole la vedette à tous ses petits camarades. Avec le combo base + top coat il me tient facile la semaine. Et puis cette couleur…la photo parle d’elle-même. Je suis conquise.

Voilà pour cette revue spéciale vernis-qui-envoient-du-lourd. J’espère que tu as apprécié la lecture autant que j’ai kiffé écrire ce billet.

N’hésite pas à me dire quels sonttes gros coups de cœur en la matière ^^

À très vite !

 

 

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