Puisque j’ai décidé de dédier quelques articles à mon expérience Erasmus, je ne me voyais pas faire l’impasse sur le sujet dont je vais te causer aujourd’hui.

Comme l’image de présentation ne laisse place à aucun doute, inutile de laisser le suspense : aujourd’hui on va parler de la p’tite quadrupède qui a envahit notre vie avec ,sans nous prévenir, un beau soir d’octobre…

« Qwintine, Eyloodie, come and see the cat ! He’s in the house ! »

C’était vers le début du mois d’Octobre si je me souviens bien, quand on avait encore un semblant de relation amicale avec l’un de nos colocs, Jimmy (je dédierai un article complet sur mes colocataires, tu sauras tout, et tu risques d’avoir peur ). Cela faisait quelques jours qu’un petit minou se faufilait par la fenêtre d’Adam (coloc n°2, la fenêtre de sa chambre ainsi que la notre donnent directement sur le toit du premier étage). C’est ce qu’ils nous avaient dit en tout cas. Qu’ils la laissaient rentrer parce qu’elle était mimi mais qu’ils finissaient par la dégager parce que quand même, un chat ça laisse des poils partout.

Sauf qu’à ce moment là, ni le chéri ni moi l’avions aperçu, étant donné que lorsque nous sommes à la maison on passe le plus grand de notre temps dans notre chambre (là encore, l’article qui viendra expliquera le pourquoi-du-comment). Etant une grande fan de chats et détentrice de deux petites boules de poils en France, je commençais à devenir frustrée de ne pas voir ce petit minou, et demandais donc à quelques-uns des garçons de me prévenir la prochaine fois qu’ils la verraient.

Et ce soir-là est arrivé. Je m’en rappelle très bien, on matait un épisode de The Handmaid’s tale (une série que je te recommande grandement soit-dit en passant, pour peu que t’aimes les séries originales) quand on a tapé à notre porte et que Jimmy nous a alerté de sa présence dans le salon. Elle était là, dans le salon, zigzagant entre les chaises, les meubles et les jambes des colocs pour se frayer un chemin, regardant rapidement un peu partout. Alerte sans paraître effrayée, elle se laissait facilement approcher et semblait très à l’aise dans une maison. Elle appartenait sûrement à quelqu’un.

La première chose qui m’a surprise lorsque elle s’est approchée de moi et s’est laissée caresser, c’est la douceur de son pelage. Qu’est ce qu’elle était douce ! Et les colocs n’ont pas menti sur ce point là : elle est vraiment trop mignonne (on remarque que c’est une nénette dès le 1er coup d’oeil) avec ses patounes blanches et ses son pelage tigré qui tire sur le roux. À peine avions nous eu le temps de profiter de cette adorable compagnie que l’un des anglais l’avait mise dehors. Et pourtant, le soir suivant, – surprise ! – qui était posté devant notre fenêtre en poussant un petit miaulement étouffé ? 😉

On a osé lui acheter le bonnet de Noël. Inutile de préciser que ça a été le pire « investissement » de l’histoire !

Le moment qui a tout changé : « et si on lui donnait à manger ? »

Mais pourquoi revenait-elle de plus en plus souvent ici ? N’avait-elle pas une maison où l’attendait ces maîtres ? Aujourd’hui encore, ça reste un mystère. Le fait est que ce soir-là, elle est restée un long moment dans notre chambre à réclamer des câlins en ronronnant comme une folle, à fouiner un peu partout en miaulant, à nous lécher le visage et les mains en nous regardant avec ses grands yeux innocents. « Elle a la dalle ou quoi ? » avait dit le chéri d’un ton amusé. Sa question était restée en suspens, car je me doutais de ce qui allait se passer. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai recueilli mes chats en France. À la base une chatte tout maigre manifestement abandonnée mais domestiquée, et 2 ans plus tard un second chat complètement sauvage cette fois-ci qui s’est laissé apprivoiser au fil du temps. Ils ont tous les deux élu domicile chez mes parents après leur avoir donné à manger. Et c’est exactement ce que j’avais envie de faire avec cette chatoune toute affectueuse qui passait son temps à gigoter et à demander des papouilles. Même si ma raison m’interdisait de le faire. Parce qu’elle allait s’attacher, parce que je m’attacherais à elle (c’était couru d’avance), et que c’est une belle connerie parce qu’on ne pourrait pas la ramener en France avec nous (pour pleins de raisons qui ne relèvent pas de choix personnels, malheureusement).

Et pourtant je l’ai fait, je n’ai pas pu résister. J’ai filé dans la cuisine chercher une boîte de thon et un bol rempli d’eau que j’ai placé dans un coin de la chambre. Un mois plus tard, la petite assiette et le bol sont toujours là, mais le thon en boîte d’un soir a laissé place à des croquettes Whiskas :p

Même le chéri qui n’était pas franchement pour que je la nourrisse (« Non Elo..non ! […] Rho, c’est malin, elle va plus nous lâcher les basques maintenant… ») aurait bien du mal à se passer de Tuna aujourd’hui. Et oui, en référence avec la boîte de thon que nous lui avions donné elle s’appelle désormais « thon » (Tuna, en anglais qui se prononce « Touna ») on est d’accord que c’est nettement moins glamour lorsque l’on traduit en Français hihi.

Je peux te dire qu’en un mois de cohabitation avec elle, on a connu de sacrés moments !  Des bons, des chiants, des excellents, des rigolos et quelques catastrophes… Si tu as un chat alors tu pourras sûrement te retrouver dans les situations ci-dessous… :3

Ces moments qui mettent à rude épreuve ton amour pour cette satanée boule de poils

  • Depuis qu’elle est avec nous, Tuna semble très attachée à nous et surtout à son nouvel habitat. Peut être un peu trop. Vraiment trop. Si bien qu’on est obligés de la faire sortir « de force » (en la portant) au moins deux fois par jour pour qu’elle assure au minimum ses besoins primaires.
  • En référence au point ci-dessus, si les sorties quotidiennes ne lui sont pas vivement suggérées (#euphémisme) la demoiselle ira se glisser sous les draps pour faire son pipi matinal. Oui, ça nous est arrivé deux fois par oubli de la faire sortir la veille au soir, et je peux te dire qu’on ne nous y prendra plus. HEUREUSEMENT qu’on avait des draps de secours (heureux soit l’humain qui n’a jamais eu affaire à l’odeur de pipi d’chat).
  • Habiter avec un chat, c’est habiter avec ses milliers de poils qui se collent à n’importe où. N’ayant pas le budget de laver nos vêtements tous les deux jours, on a appris à porter des vêtements couverts de poils de la chatoune (qui sait ça peut lancer une mode ?)
  • Autant elle passe le plus clair de la journée sur le pieu, dans un sachet Primark dans un coin, ou sur la valise en dessous du lit à roupiller, autant le matin elle est dans les starting block dès 6-7h du mat. Miaulements, ronrons dignes d’un moteur de voiture, sauts sur le lit, léchouilles sur le visage et vas-y-que-je-me-pose-sur-ta-tête, inutile d’investir dans un réveil quand ton chat dort tous les soirs avec toi.
  • Parfait. Dans un élan de motivation, je trouve enfin la motivation d’écrire mon plan de rapport de recherches que je dois rendre dans 3 jours. C’est sans compter sur Tuna qui, me regardant du coin de l’oeil depuis un moment de l’autre bout du lit, s’étire et marche allègrement sur mon clavier en faisant quelques allers-retours (elle fait ça AU MOINS 3 fois par jour malgré mes lamentations c’est insupportable hahaha). Des fois elle va même jusqu’à se COUCHER sur le clavier cette provocatrice, ah la la je te jure…
  • Son haleine quand elle vient gentiment se frotter à ton visage et te miauler dessus alors qu’elle vient de toute évidence de faire sa toilette intime. No comment.

Et ces moments qui prouvent qu’avoir un chat est un cadeau qui embellit ton quotidien

  • Même si elle a cette flacheuse habitude de te sauter dessus le matin au lit (« Nourris-moi humain ! »), elle finit par attendre sagement qu’on se reveille en se couchant sur toi et en ronronnant. Et une source de chaleur supplémentaire quand on habite en Angleterre et que le chauffage déconne une fois sur deux, c’est pas du luxe.
  • Parce que ça réchauffe toujours le cœur de retrouver son petit compagnon en rentrant des cours qui t’accueille avec son petit « miaou ». Même si on laisse à chaque fois la fenêtre ouverte pour qu’elle puisse sortir, elle répond toujours présente.
  • Avoir un chat, c’est surtout avoir l’opportunité de vivre de grands moments de rigolade. Pour prendre un exemple, il y avait dans l’angle de la chambre à côté du bureau ce grand sac Primark en papier cartonné qu’elle utilisait comme repère pendant quelques temps. Sauf qu’après avoir fait le ménage dans la chambre, le sac avait été redressé en position latérale, ce qui empêchait Tuna d’aller se fourrer dedans depuis le sol. Elle était alors monté sur le bureau et s’était penchée au dessus du vide, jusqu’à se laisser tomber tête la première dans le sac qui était 50 cm plus bas (je te rassure, elle s’était pas fait mal du tout). On a rit, mais qu’est ce qu’on a rit ! Des moments comme ça y’en a eu pleins d’autres, mais l’article deviendrait vraiment trop long si je devais tous les énumérer :p

    Apparemment, ce sac vaut le coup qu’on s’y jette dedans.
  • Je suis naturellement une stressée de la vie. Concrètement, il ne faut pas grand chose pour m’angoisser, même si ça ne dure pas longtemps. Quand j’ai le chat blotti contre moi, ça va déjà beaucoup mieux. Ne jamais sous-estimer le pouvoir zen de ces quadrupèdes, ce n’est pas pour rien que des bars à chats fleurissent un peu partout dans nos villes.
  • Ce chat est obsédé par tout ce qui est longiforme (tututut, je te vois venir :p) : lacet de chaussure, câble de chargeur, ceinture, fil du volet de la fenêtre… dès que ces objets rentrent en mouvement elle s’anime et ses pupilles se dilatent : c’est partie pour des séances de chase mémorable ! Elle fait des bonds, se met debout, piquent des sprints hallucinants, c’est un vrai régal de la faire jouer.
  • Il n’y a rien de plus émouvant quand elle vient se poser contre nous le soir, pendant qu’on regarde un film ou une série, et qu’elle se met à ronronner et que t’as l’impression de voir dans son regard de la réel affection.
  • On se rend vraiment compte qu’on est attaché à cette boule de poil quand elle s’absente plus longtemps que d’habitude (même si j’avoue qu’avec elle ça n’arrive pas souvent ha ha). On la cherche, on l’appelle par la fenêtre en lançant bêtement des « Tuna ! Tunaaa ! » (« Thon ! Thooon ! » qu’entendent les Anglais), et quand la miss finit par montrer le bout de sa truffe par la fenêtre, et bien on sourit, et on est bien contente de l’avoir dans notre vie.

Et puis après…?

À chaque fois que j’y pense j’ai le cœur qui se serre. Comment on va faire en Décembre, quand on va rentrer en France pendant les vacances de Noël ? Qu’est ce qu’elle va devenir pendant ces 3 semaines ? Sur ce point, je suis quand même un peu rassurée. Nobbo (coloc n°3, le plus sympa) m’a dit que les filles de la maison d’à côté (qui sont des potes des colocs) s’occuperaient avec joie de Tuna.

J’espère juste qu’elle ne nous aura pas oublié à notre retour à Preston en Janvier… Là où ça se complique, ça sera au moment de retourner définitivement aux bercailles, en Juin. Et si les voisines s’en allaient aussi ? Pas question de la laisser comme ça. On lui trouvera une nouvelle famille pour l’accueillir en postant des annonces…Mignonne comme elle est, on aura aucun mal à la confier à de gentils maîtres, j’en suis certaine.

Mais qu’est-ce-quelle va nous manquer… Il ne nous reste plus qu’à profiter de sa présence pendant les 7 prochains mois. Au moment même où j’écris cette article, Tuna menace dangereusement d’envahir mon clavier de PC… ^^

Bref, ça m’a fait super plaisir de te raconter ma rencontre avec la chatoune et sa pseudo-adoption. Elle fait vraiment partie intégrante de notre quotidien maintenant, et j’avais très envie d’en parler. 🙂

Si tu as des anecdotes à raconter à propos de ton chat (ou du chat des autres, c’est selon) surtout fais-toi plaisir dans les commentaires, je me ferai un plaisir de lire tout ça 😀

On se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures !

 

 

 

9 thoughts on “Une rencontre innatendue”

    1. On s’y attache en un rien de temps ! L’un de mes chats « français » est aussi une grosse boule ha ha, mais tout ce qui est gros est mignon non ? :p
      Bisous 🙂

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